lundi 5 janvier 2009
Chemin du littoral
C'est une minuscule baie entre deux zones de roches, des flyshs . Ici, on les appelle des " piles d'assiettes ".
Par place, les piles se sont effondrées : certaines verticalement restent plantées dans l'eau, d'autres horizontalement ou en un savant arrondi : Neptune qui les portait d'une main a effectué un rétablissement acrobatique pour contrôler la chute . Et l'océan, vague après vague, inlassablement recouvre et découvre ces plats aussi prisés que les porcelaines de Chine . Inestimables trésors !
C'est une plage de galets travaillés, érodés, sculptés aux dessins étranges et pittoresques gravant l'histoire de la terre en des hiéroglyphes sibyllins à lire, relire, déchiffrer ou interpréter au gré des marées, au gré des vents et du soleil.
C'est une infinité de vasques où se reflètent les nuages, où nagent de minuscules crabes et crevettes au milieu d' algues arachnéennes .
C'est une baie si tranquille loin devant la " grosse, gauche " la vague mythique des surfeurs, la Belhara, cette montagne liquide basque.
Mais - à cause d'une photo incongrue- on chante avec Sara :
Tu ne jettes pas ta poubelle, dans l'eau de ton bain
Tu ne fais pas la vaisselle dans la soupière des voisins
Et la mer qui est si belle garde-la, garde-la bien..."
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